La dernière fois que tu me lis ici
|
Hello Reader, Comment vas-tu en cette fin de semaine ? Ce mois de septembre est quand même vachement agréable : un vrai été indien ou on peut se baigner et profiter encore des belles journées ensoleillées. Depuis six mois, j'hésite : Substack ou rester sur Kit ? Et pourquoi pas les deux ? Une newsletter sur chaque, avec un angle différent et une approche complémentaire ? J'en parle régulièrement avec les groupes de copines entrepreneures avec qui je fais mes codev café sur WhatsApp, et le sujet revenait sans arrêt sans jamais se trancher. J'ai même testé une organisation à deux newsletters avec une personne avec qui je travaille. Ça n'a pas marché. Et puis il y a quelques jours, Emma, ma buddy business, m'a répondu un truc qui m'a fait basculer d'un coup, alors que je lui parlais encore de mes hésitations : Elle a tellement raison. Vouloir garder Kit et Substack en parallèle, ça voulait dire écrire deux fois, trouver une ligne éditoriale pour chacun, faire la différence entre les deux à chaque fois. Beaucoup, beaucoup de travail pour un résultat aléatoire. Donc voilà, je passe sur Substack pour ma newsletter à partir d'octobre, et je garde Kit uniquement comme outil d'emailing pour mes séquences. Ce n'est pas la première fois que je suis sur Substack, remarque. J'y étais avant et j'avais tout migré vers Kit pour rationaliser mes outils. Sauf qu'aujourd'hui, deux choses ont changé.
Une newsletter classique, aussi bonne soit-elle, ne grandit que par ta propre liste. Substack, aujourd'hui, pousse cette couche de découverte beaucoup plus loin que Kit. Il y a une phrase que je répète souvent à mes clients : ce qui est vrai aujourd'hui ne l'est plus forcément demain. Cette fois, c'est moi qui me l'applique. J'avais décidé de quitter Substack pour Kit. Aujourd'hui, je prends la décision inverse, parce que le contexte a changé et que c'est le bon move. Déléguer n'est pas se déchargerIl y a une histoire qui me trotte encore en tête cette semaine. Benoît Raphaël a construit un site pédagogique en scrollytelling pour expliquer les risques de l'IA, avec Claude Fable. Le premier jet était impressionnant techniquement, mais incohérent. Pour vérifier ses propres animations avant de les livrer, l'agent a pris près de 3000 captures d'écran d'affilée, jusqu'à vider son forfait en pleine nuit. Ce n'est pas une anecdote isolée. Une étude publiée cette semaine sur 2500 professionnels dit la même chose autrement : 42% des personnes qui utilisent l'IA au travail passent plus de temps à vérifier ses sorties qu'elle ne leur en fait gagner, et 52% corrigent régulièrement du contenu généré par des collègues. On a donné un nom à ce phénomène : la taxe de vérification. Concrètement, dans mes propres systèmes, ça se traduit par des points de validation précis, pas par un vague "je garde un œil dessus". Le système qui m'aide à préparer cette newsletter, par exemple : celui qui croise ma veille, mes visios clients et ce qui est déjà publié pour me proposer des angles, ne livre jamais rien tant que je n'ai pas donné mon GO explicite. Avant ça, le contenu pilier doit être validé, section par section, avant même que les déclinaisons pour LinkedIn ou Substack soient produites. Rien ne part dans Kit, LinkedIn ou Notion sans repasser par moi à la fin. Ce n'est pas de la méfiance envers l'IA. C'est une question honnête à te poser à chaque étape de ton propre système : à quel moment précis est-ce que TU décides d'être la personne qui valide ? Et une fois que tu as répondu, il faut être honnête avec toi-même sur la suite : est-ce que ce moment de validation te prend vraiment moins de temps que si tu avais fait la tâche toi-même en direct ? Parfois oui, clairement. Parfois, tu te rends compte que tu as juste déplacé le travail, pas supprimé. Tiens, puisqu'on parle de systèmes qui tournent en tâche de fond : voici à quoi ressemble le mien pour la veille IA 👇🏽. Chaque lundi, un agent scanne mes sources de veille et m'envoie un mail avec ce qui compte vraiment cette semaine-là. Je ne vais plus chercher l'info éparpillée dans ma boîte mail, je la retrouve au même endroit, le jour même où je crée mon contenu. Certains sujets, je les survole. D'autres, je les lis en profondeur, et ça nourrit directement ce que je t'écris ici. Ma veille n'a jamais été aussi efficace, et pourtant j'y passe beaucoup moins de temps qu'avant. N'oublie pas, si tu as envie de savoir ce qui est pertinent pour toi comme système optimisé avec l'IA, je te propose 30 mn de diagnostic ensemble 🧡 Mon apprentissage de la semaineCette semaine, j'ai eu une belle prise de conscience sur moi-même, et je crois qu'il peut te servir aussi. Ça fait deux ans et demi que j'ai décidé d'investir en crypto, je me suis formée et abonnée à la communauté "Crypto de Caro" pour suivre mes cryptos. J'ai raté deux fois le bon moment pour sécuriser mes gains, alors même que la méthode était limpide. Je savais quoi fairemais je ne le faisais pas. Il a fallu que j'aille creuser mon rapport à l'argent pour que ça change. Cette semaine justement, un signal de vente est arrivé. Et pour la première fois, je l'ai suivi sans hésiter, exactement au pourcentage recommandé, sans me raconter "attends encore un peu". La leçon que j'en tire et que je te partage : Je suis le type de personne à me remettre en cause à chaque fois. Quand mes clients n'atteignent pas le résultat, je me dis que c'est forcément MOI le problème (bon, j'ai beaucoup travaillé là-dessus, c'est plus aussi systématique) Mais tu vois, dans mon cas, ce n'était pas exact : je me suis formée, pris un abonnement mais je n'ai pas suivi les propositions de vente ou d'achat, qui étaient toujours pertinentes, parce qu'il y avait autre chose, de plus profond que j'ai dû creuser. Parfois, certains accompagnements ne sont pas adaptés ou la personne n'est simplement pas encore prête, exactement comme moi je ne l'étais pas il y a deux ans et demi. C'est important d'en avoir conscience quand tu crées des bootcamps / programmes en ligne.
Pour finir, si tu me lis, c'est peut-être que tu as un projet de créer et lancer un bootcamp ou un programme en ligne, OU que tu l'as déjà fait.SI tu as vendu un bootcamp ou un programme en ligne, il y a un moment ou un autre où il faut se poser la question : est-ce que je fais une refonte complète, ou est-ce que je fais évoluer par petites touches ? Les choses bougent tellement vite aujourd'hui qu'on ne peut plus se dire qu'un programme ne va pas bouger pendant trois ou quatre ans. C'est un actif, et comme tout actif, il doit évoluer si tu veux continuer à le proposer. C'est exactement ce que je suis en train de faire pour mon propre bootcamp Learning Factory : 6 semaines pour créer un bootcamp vendable Jusqu'à présent, l'IA était un livrable de plus dans un programme qui en comptait déjà beaucoup. Maintenant, elle devient la raison pour laquelle six semaines suffisent : chaque semaine on produit une chose concrète, construite avec l'agent qui fait le travail de cette semaine-là, sans jamais sauter l'étape de validation où tu décides toi-même ce que tu valides et ce que tu vérifies. À la fin, tu repars avec ce que tu as produit, et avec un système qui t'aide à continuer de créer tes contenus pédagogiques et éditoriaux. Si Reader la prochaine édition du 19 octobre t'intéresse, tu peux déjà t'inscrire sur liste d'attente ici, je réserve un tarif spécial aux personnes inscrites (c'est évidemment sans engagement). Pour finir, dis-moi si tu aimerais que j'aborde des sujets précis dans mes prochaines newsletters autour de l'automatisation via des systèmes IA ou de la création de bootcamp. Bon week-end à toi Reader. La bise 🧡 Priscille
|