Quand tu es épuisé à midi, alors que tu as "automatisé et optimisé" des tas de choses avec l'IA
Published 30 days ago • 10 min read
Hello Reader,
Comment vas-tu en cette fin de semaine ?
J'imagine que tu subis la météo et que tu es comme moi, en train d'attendre une accalmie. Et moi, je me considère comme chanceuse, car je vis au bord de mer et j'ai une piscine là où j'habite. Donc, je peux me rafraîchir vraiment quand la journée s'arrête grâce à des pique-niques à la plage à partir de 20h00. Mais du coup, cette semaine, je n'ai pas été au lit avant 1h du matin... et donc bien fatiguée toute la semaine (merci d'être à mon compte, je me suis autorisée à faire des siestes).
Bref, tout ça pour dire que la météo impacte vraiment sur notre productivité, mais ça tu le sais et j'ai envie de te dire, c'est pas plus mal car ça permet aussi de couper avec cette course effrénée à faire toujours plus en un temps toujours plus court.
C'est pour cette raison, que j'ai décidé de faire une partie de la newsletter sur le AI brain fry . Si tu ne sais pas ce que c'est, je t'invite à lire avec attention cette édition.
Sous les arbres dimanche après-midi, à l'occasion d'une sieste, j'ai trouvé cette vue magnifique 😍.
Au programme de cette édition
Tips formation
Dessiner son programme avant tout le reste
Du pas mal au waouh
Ce qui amène une vraie transformation dans un programme en ligne
L'IA t'aide vraiment ou te fatigue plus que tu ne le crois ?
La réalité derrière l'utilisation à outrance de l'IA
Tips formation
La plupart des personnes avec qui je travaille pour créer un programme en ligne, au démarrage ont le même réflexe : elles commencent par chercher une plateforme. Teachable, Systeme.io, Podia .
Elles ont passé du temps à comparer les interfaces, les prix, les fonctionnalités et à un moment donné elles arrivent en rdv en disant "j'ai choisi ma plateforme, maintenant j'ai besoin de savoir quoi mettre dedans".
Bref, elles ont acheté les étagères avant de savoir ce qu'elles allaient y ranger.
La question "qu'est-ce que je mets dans mon programme ?" est celle qui bloque le plus. Et on essaie de la résoudre dans sa tête, debout dans la cuisine ou dans le train, comme si ça allait tomber tout seul.
Mais non, ça ne tombe pas tout seul.
Je trouve que la tête est le pire endroit pour structurer quelque chose qui a besoin d'être vraiment concret.
Ce que je fais faire en tout premier, avant même de parler de plateforme, c'est construire la mind map du programme ensemble, en partant d'une seule question : qu'est-ce que ton client doit être capable de faire à la fin ?
A partir de là, tout se déroule et on peut commencer à mettre en place les formats et les ressources. En plus, souvent mes clients réalisent qu'ils ont déjà une bonne partie, peut-être un peu éparpillée, entre des notes, des documents, des formations données en présentiel depuis des années.
Et pour donner vie à tout ça, je recommande un outil que j'adore et que j'utilise vraiment pour tout : la mindmapp. Elle permet de visualiser ce que tu as déjà, de créer les liens et les relations entre tout et d'avoir une vision claire très rapidement.
Je pense que c'est ça qui permet de démarrer sans tourner en rond pendant plusieurs semaines. Pour moi, c'est comme un plan d'architecte avant de commencer à construire la maison. Et j'ai de nombreux clients qui y reviennent très régulièrement, car c'est le socle de tout ce qui est fait ensuite.
Si tu as envie de tester cette méthode, tu peux utiliser :
Il y a quelques semaines, une participante d'un de mes bootcamp me partageait son programme pour qu'on le passe au crible ensemble.
Contenu solide, vraie expertise. Elle a des années de pratique derrière.
Et pourtant quelque chose manquait et j'ai mis quelques minutes à mettre le doigt dessus : son client final allait repartir avec des notes dans son cahier, mais rien dans les mains.
C'est la différence entre un programme qui enseigne et un programme qui permet la mise en action et la véritable transformation.
L'un te donne de la connaissance, là ou l'autre te donne des outils que tu peux réutiliser dès le lendemain, sans avoir besoin de retourner voir la vidéo.
Avec l'IA qui prend une place phénoménale dans nos vies quotidiennes, si ce que l'on transmet à travers nos programmes en ligne (peu importe le format) se limite à ce que nos clients peuvent avoir avec une IA, je vais être franche, alors ce programme n'amène rien de plus et il ne se vendra pas (ou alors, avec une grosse déception pour tes clients et donc pas de preuve sociale et compliqué à vendre ensuite...)
Donc, la question à te poser si tu veux te démarquer de ce que tes futurs clients peuvent trouver sur le web mais plus encore en interrogeant leur IA préférée : qu'est-ce que ta future cliente, ton futur client pourra faire dès la fin de ce module en plus de l'apprentissage théorique ?
Que vas-tu apporter de différent, basé sur ton expérience et ton expertise qui va permettre l'économie de 6 mois de test and learn ou d'errance ? Quelle transformation réelle tu peux proposer et comment le faire réellement ?
L'édition du bootcamp de cet été a démarré lundi, tu peux déjà t'inscrire sur la liste pour la prochaine édition qui aura lieu en octobre.
L'IA t'aide-t-elle vraiment… ou te fatigue-t-elle plus que tu ne le crois ?
Il y a quelques semaines, j'ai passé une journée entière à "travailler avec l'IA". À la fin, j'avais beaucoup de matière : des idées à la pelle de contenus, des ébauches de séquences email, une trame de page de vente, deux angles de posts LinkedIn que j'avais demandé à reformuler en trois versions différentes pour voir laquelle sonnait le mieux.
J'avais aussi passé cette journée à trier, corriger, réinjecter ma voix, retirer les formulations qui ne ressemblaient pas à ce que je dis, vérifier que la logique pédagogique tenait, et décider laquelle de ces versions valait quelque chose.
À midi, j'étais épuisée, littéralement j'en pouvais plus !
Je me sentais groggy et en plus je ne comprenais pas trop pourquoi. C'était diffus et pesant et même très peu proportionnel à ce que j'avais vraiment avancé dans la journée.
Ce phénomène a maintenant un nom dans les analyses récentes sur l'usage professionnel de l'IA : l'AI brain fry.
Littéralement : le cerveau frit par l'IA. Et si l'expression est un peu dramatique, ce qu'elle décrit l'est beaucoup moins : une fatigue mentale qui émerge non pas de l'effort de produire, mais de l'effort de superviser, vérifier, choisir et arbitrer en permanence entre des options que l'outil génère plus vite que tu n'es capable de les évaluer.
C'est une fatigue particulière parce qu'elle est invisible. Tu n'as pas fait de sport, ni eu de réunion difficile avec un manager toxique ou un client relou.
Tu as "utilisé des outils" pour avancer sur ton business, donc théoriquement, c'est plutôt une bonne chose.
Et pourtant quelque chose s'est dépensé, une énergie que tu ne récupères pas aussi simplement qu'une fatigue physique. Aujourd'hui, c'est de plus en plus documenté et les études montrent que l'IA peut dans certains cas ne pas t'enlever de travail : mais le déplacer.
Par exemple, si tu demandes à ton IA préférée 10 idées de posts, 5 hooks, 3 angles éditoriaux, tu peux te retrouver une heure après à ne plus savoir quoi choisir.
Tu vois : là où tu devais gagner du temps, finalement tu en perds.
Le problème, c'est que l'abondance de matière crée une fatigue dans le choix qui n'existait pas quand on partait d'une seule intuition claire que l'on développait.
Trier, juger, comparer, arbitrer, se demander laquelle de ces options te ressemble vraiment, ça prend sur toi, et tu ne le comptabilises pas dans ta journée.
C'est un peu comme ouvrir une boîte de chocolats et ne plus savoir s'arrêter : l'abondance, au lieu de simplifier, finit par épuiser (ou amène des kg avec l'exemple du chocolat).
Mine de rien, ce que les analyses récentes montrent sur le sujet, c'est que l'IA pousse les gens à élargir leur périmètre de tâches, à travailler dans plus de moments de la journée, à multiplier le multitâche plutôt qu'à récupérer du temps de repos.
On ne fait pas forcément moins, mais différemment, et souvent davantage.
Et pour un solopreneur qui cumule tous les rôles dans la même journée: stratège, créateur, vendeur, opérateur, support client, il n'y a personne sur qui répartir ça.
Quand l'IA ajoute une couche de micro-décisions permanentes par-dessus, ça retombe intégralement sur toi.
Il y a des signaux à repérer, et je te les donne parce qu'ils sont discrets.
Tu produis plus de matière, mais tu décides de moins en moins facilement, et des arbitrages qui te prenaient dix minutes t'en coûtent maintenant le double.
Tu utilises l'IA pour presque tout, et tu remarques que tu fais de moins en moins de vraie pensée longue seule, la réflexion profonde qui ne se fait bien que dans le silence ou avec un cahier.
Tu te sens occupée en permanence sans vraie sensation de progression sur ce qui compte vraiment — l'offre, la vente, la relation client, la stratégie.
Tu multiplies les outils, mais ta clarté n'augmente pas au même rythme.
Et puis il y a le plus insidieux : tu as de plus en plus besoin de vérifier, alors même que l'outil est censé te simplifier la vie.
L'IA censée t'économiser du temps peut, si tu ne poses pas de cadre clair, transformer chaque tâche en boucle de supervision qui ne s'arrête pas naturellement.
Il y a toujours un dernier truc à demander pendant un interstice de cinq minutes, qui s'étend à dix, à vingt, et qui colonise sans bruit les espaces qui auraient pu être de vraie récupération.
On mange l'IA, on dort l'IA, et on finit par ne plus savoir où s'arrête l'outil et où on commence.
La bonne question n'est donc pas : est-ce que j'utilise beaucoup l'IA ?
C'est : est-ce que mon usage retire une friction réelle, ou est-ce qu'il crée une nouvelle forme de travail invisible que je ne comptabilise pas ?
C'est là que la différence se joue.
Trois garde-fous que j'ai mis en place pour moi, et que je commence à partager aux clients qui travaillent de plus en plus avec l'IA dans leur activité.
Le premier, c'est d'attribuer un rôle précis à chaque outil.
Quand un assistant sert à tout, il finit par ajouter du flou parce que le changement de contexte permanent est épuisant en lui-même. Décider à l'avance ce que je demande à quel outil, et m'y tenir, réduit les arbitrages inutiles.
Le deuxième, c'est de protéger un espace de réflexion et de décisions sans IA.
Les idées fortes, la stratégie, le positionnement, les messages de vente clés : je prends un cahier.
J'en ai au moins cinq en circulation en ce moment, et ce n'est pas un hasard.
Quelques minutes seule avec mon stylo et mon cahier sont vraiment bien plus précieuses pour moi et sont de plus en plus dans ma routine. Sinon, si je commence directement avec l'IA, je finis par répondre à sa logique à elle plutôt que de construire la mienne.
Et j'ai donc l'impression de perdre mon cerveau et mon intelligence.
Le troisième, c'est une règle simple : si l'IA me fait gagner 10 minutes mais m'en coûte 25 en vérification et en dispersion, elle n'est pas rentable sur cette tâche.
L'IA n'est pas le problème quand elle reste à sa place d'outil. Elle est même souvent la solution, et je ne reviendrai pas sur les outils que j'utilise quotidiennement parce qu'ils m'ont réellement libéré du temps sur des tâches répétitives.
Ce que je veux pointer dans cette édition, c'est le moment où l'utilisation de l'IA bascule vers la surcharge cognitive et la vraie fatigue : si tu deviens le superviseur épuisé de trop d'outils, de trop d'options, de trop de micro-décisions que tu n'avais pas anticipées, le problème n'est pas l'IA, c'est l'absence de cadre dans ton utilisation de celle-ci.
Mes 3 cahiers du mois de juin : un pour la réflexion, un pour décharger des émotions et un pour le suivi des projets
C'est le week-end, j'espère que la température baisse un peu pour toi dans les prochains jours. Bon week-end à toi Reader !
La bise 🧡
Priscille
Tu veux travailler avec moi ? 3 possibilités 👇🏽
Bootcamp
Learning Factory
6 semaines pour créer un programme en ligne rentable